Santé mentale des jeunes : le lien comme premier pas

Santé mentale des jeunes : le lien comme premier pas

Les chiffres sur la santé mentale des jeunes interpellent. Sur le terrain, nous voyons aussi, chaque semaine, ce qui leur fait du bien : sortir de chez soi, retrouver un groupe, vivre des réussites concrètes.

Des constats qui interpellent

À Genève, un quart des 18-34 ans présentent des symptômes anxieux (25,3 %), contre 6,7 % des personnes de 65 ans et plus. C’est la tranche d’âge la plus concernée.

Le constat est le même à l’échelle suisse : plus d’un jeune de 15 à 24 ans sur cinq présente une détresse psychologique modérée à élevée (22,5 %). Entre 2012 et 2022, le taux d’hospitalisation psychiatrique des enfants et des adolescents a augmenté de 111 %, contre 20 % chez les adultes.

Derrière ces chiffres, il y a des histoires singulières : la perte d’un proche, une maladie, une situation familiale complexe, une formation interrompue, une période où l’on se retrouve seul·e face à ses questions.

Le lien social, un facteur protecteur

Dans ce contexte, le soin est essentiel, et la prévention se construit aussi au quotidien. L’étude genevoise Specchio le souligne d’ailleurs : le lien social est l’un des facteurs protecteurs les plus importants.

Ce que nous observons sur le terrain

C’est précisément ce que nous observons chez Impact D. : le mieux-être commence souvent par l’envie de sortir de chez soi. S’entraîner à la boxe jusqu’à un gala, s’occuper des ruches jusqu’à la récolte du miel, préparer ensemble la Course de l’Escalade, prendre soin des animaux : les activités redonnent du mouvement, du rythme et des liens, et font vivre des réussites bien réelles.

Ce lien se tisse notamment entre pairs. Beaucoup de jeunes nous rejoignent parce qu’un ami leur en a parlé. Certains deviennent ensuite ambassadeurs, accueillent les nouveaux et co-construisent les activités. Cette dynamique ouvre plus facilement la porte aux soins et nourrit l’engagement de chacun.

Santé et perspectives d’avenir avancent ensemble

Un autre enjeu se joue à Genève : en 2024, 3289 jeunes de 18 à 25 ans étaient à l’aide sociale, soit 50 % de plus qu’en 2015. Autant de parcours différents, chacun avec ses forces et ses envies. Pour les jeunes, santé et perspectives d’avenir avancent ensemble : oser consulter, retrouver un rythme et une hygiène de vie, réussir un premier stage, faire reconnaître ses compétences, chaque étape renforce l’autre.

Semaine après semaine, ces expériences positives s’additionnent, et nous mesurons les progrès avec les jeunes eux-mêmes. Chaque petit pas compte, jusqu’au jour où un jeune nous dit « j’en suis capable », « je sais où je veux aller ».

Un réseau, une ambition commune

Tout cela se construit en réseau : santé, social, intégration, formation, sport, nature, familles. C’est en conjuguant ces énergies que les réponses gagnent en portée. Impact D. y prend sa part, avec une ambition : proposer aux jeunes de vivre des expériences positives et valorisantes, pour que chacun puisse prendre soin de soi, révéler son potentiel humain et construire un projet de vie durable correspondant à ses aspirations.

L’avenir se construit avec les jeunes, et notre société a besoin de chacun d’eux.


Sources

  • Fellay N. et al. (2026). Spatial clustering of anxiety and depression and determinants of high-risk areas in a Swiss urban population, 2023–2025. Journal of Affective Disorders. Étude Specchio, HUG. Article · Présentation des résultats

  • Observatoire suisse de la santé (2025). Santé mentale en Suisse. Rapport national sur la santé 2025. Rapport

  • Schuler D. et al. (2024). Santé psychique. Chiffres clés 2022 (Obsan Bulletin 11/2024). Bulletin

  • Cour des comptes de Genève (2025). Évaluation de la prise en charge des jeunes adultes à l’aide sociale, rapport n° 200. Rapport

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